Nul n'est prophète en son pays..

22 Aug 2016

En réponse au possible retrait de Swiss de Genève : 

 

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A l'inverse du Diner de Cons, ce n'est pas le stratège (dans ce cas, Swiss), qu'il faut remplacer, mais peut-être la stratégie.

easyJet s'est construit son image sur des années, en se développant petit à petit sur des axes porteurs, pour ensuite aller stimuler des marchés complètement dévolus au transport terrestre (La Rochelle par exemple). Sans réelle concurrence, la compagnie a largement eu le temps de tisser sa toile, ajoutant chaque saison/année une machine en plus. Et surtout, elle met de la fréquence quand c'est nécessaire, s'adapte parfaitement à la saisonnalité ainsi qu'à tous les congés/vacances spécifiques au marché local.

Ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que tout ceci a débuté en ..... 1998, soit il y'a 18ans !

Il faut donc arrêter de rêver, ce n'est pas en 2 ans avec 4-5 machines que le paysage local sera révolutionné. Comme disait un politique en France à propos d'un candidat trop remuant "Ca m'en touche une sans faire bouger l'autre". Swiss ne parviendra jamais à enrhumer easyJet sur les routes qu'elle essaie de conquérir. 

Et placer Eurowings comme nouveau transporteur low-cost ne serait pas se tirer une balle dans le pied, mais un obus dans la tronche. On ne fait pas de lessive avec l'eau des égouts, ce n'est donc pas en remplaçant le brand (totalement inconnu ici) sur les 4-5 machines dévolues à cette petite gueguerre que le groupe va remporter la bataille de la suprématie.

C'est donc bel et bien la stratégie qu'il faut changer, et se concentrer sur ce qui fait la force de Genève, la haute contribution ! Et tant pis pour Porto, Lisbonne, Rome, Madrid et Nice et leurs quelques fréquences hebdomadaires tentant de lutter contre des concurrents autrement mieux aguerris !

La seule réussite de la compagnie helvétique sur ce segment depuis 3 ans, c'est le remplacement de Lufthansa vers Munich. Là on se trouve sur un secteur de vol court, mais avec une grosse contribution, de 3 à 4x supérieure à un Porto par exemple (secteur de vol pourtant 3x plus long).

Il faut donc beaucoup moins s'éparpiller, et se concentrer sur ce qui rapporte.

Il y'a pas mal de routes opérées par une unique compagnie, qu'elle soit X, Y ou Z, et qui ne souffrent d'aucune concurrence directe (et même indirecte sur certaines d'entre-elles). 

Aller chercher la clientèle loisirs/ethnique basse contribution peut faire partie intégrante de la stratégie, mais ne doit en aucun cas en être le centre !

Il y'a de nombreux aéroports ouverts H24, voler en dehors des heures de bureau n'est semble-t-il pas possible pour nos forces armées, mais reste tout à fait envisageable pour notre compagnie nationale ! La clientèle basse contribution n'y verra pas de problème si on lui propose le tarif adéquat, en haute saison. Ca permet également d'amortir plus rapidement les appareils et les équipages en maximisant leur utilisation.

Faudrait peut-être y réfléchir...

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